Où investir son argent ?

Les différentes classes d’actif

Le revenu additionnel que vous générez est la « matière première » à partir de laquelle vous allez pouvoir générer des flux supplémentaires.
Oui, « matière première » : il ne s’agit pas seulement de gagner ce revenu additionnel, mais aussi de s’en occuper pour qu’il travaille pour vous le mieux possible.

Alors dans quoi investir son argent ?

Vous avez bien entendu l’option de laisser votre banquier s’occuper de cela. «Votre argent l’intéresse» comme disait une pub de BNP il y a quelques années. Au moins ça avait le mérite d’être clair…
Vous êtes tentés de poser la question à votre conseiller bancaire. Après tout, c’est son métier, n’est-ce pas ? Et vous n’y connaissez pas grand-chose, alors que c’est un expert.
Par ailleurs, il existe une forêt de produits disponibles, comment savoir lequel choisir, avec tous ces sigles, ces options, ce jargon ?

Je sais, c’est exactement ce que j’ai fait moi-même. Pendant plus de 15 ans. Et, oui, mon argent a bien fructifié et généré d’importants compléments de revenus. Pour mon banquier …

J’ai ensuite décidé de m’en occuper moi-même, d’apprendre pour comprendre, et pouvoir prendre les décisions moi-même. Depuis, les discussions que j’ai avec mon « conseiller bancaire» sont très différentes croyez-moi. Quand il/elle voit que vous avez un minimum de connaissance, le discours change.

D’ailleurs, vous ne rencontrez jamais un conseiller bancaire. La personne qui est en face de vous est un commercial de la banque. Payé à la commission, chargé de vous vendre des produits (financiers).
Il n’y a rien d’indigne à cela, le métier de commercial est un métier tout à fait honorable (c’est d’ailleurs le mien, dans un autre domaine), mais pas d’hypocrisie, votre « conseiller bancaire » est là pour vous faire acheter les produits commercialisés par la banque, avec certes une obligation de conseil (comme dans beaucoup de métiers commerciaux), mais certainement pas une obligation à travailler au mieux dans VOTRE intérêt.
La personne la plus à même à travailler dans votre intérêt, c’est vous !

Il faut savoir que quand vous investissez votre argent, vous avez le choix entre 5 possibilités, appelées « classes d’actifs » qui représentent des catégories d’investissement.

Classe d’actif #1 : le « monétaire ».

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Dans cette classe on retrouve les différents livrets : le livret A, le LDD (Livret de Développement Durable ), les CEL et PEL (Compte et Plan Epargne Logement, qui dans la plupart des cas n’ont de Logement que le nom), les « super livrets » des établissements financiers (vous savez ceux ou on vous promet 6% sur 3 mois puis 1.25%), les comptes à termes.

L’avantage de ces placements est qu’ils sont extrêmement simples à mettre en œuvre, bénéficient pour certain d’eux d’avantages fiscaux liés ou non à une durée de détention (Livret A, C&P-EL), et votre argent est très facilement mobilisable.
L’inconvénient est un rendement relativement faible.

A retenir : Monétaire = Livrets (A, LDD,…) + PEL & CEL

Classe d’actif #2: les obligations.

obligations

Les Etats et les entreprises ont besoin de se financer. Pour cela ils peuvent souscrire des prêts directement auprès d’investisseurs.
Une obligation est tout simplement un prêt, qui détermine le capital emprunté qui sera restitué à la fin du prêt, moyennant le versement des intérêts (que l’on appelle «coupon»). Exactement comme quand on souscrit un emprunt immobilier auprès d’une banque.
Quand vous souscrivez à une obligation, la banque c’est vous, et l’emprunteur est un Etat ou une société.

Cet emprunteur émet des obligations pour un montant souvent élevé (plusieurs millions, voire dizaines ou centaines de millions d’euros). Ces obligations sont achetées par de gros investisseurs car elles ne peuvent souvent être souscrites que par tranche importante (100.000 euros par exemple), même si il existe des obligations à tranches plus faibles, et revendues par « petites quantités » à des investisseurs plus modestes.

Le rendement de cette obligation sera entre autre fonction des taux d’intérêts et du risque représenté par l’émetteur – autrement dit sa capacité ou non à rembourser (vous savez, la fameuse note que les agences de notations donnent : AAA, Aa, B, etc…).

On peut souscrire à des obligations en direct (du moins pour celles qui sont à quelques milliers d’euros. Si vous avez des centaines de milliers d’euros à investir en 1 fois, vous n’êtes pas forcement sur le bon blog !), mais le moyen le plus simple est sans doute de souscrire à un contrat d’assurance vie en Euro.
En effet ces contrats sont constitués en majeur partie de dettes d’Etat et de sociétés de très grande qualité.
L’assurance vie présente de plus des avantages importants : fiscalité intéressante, choix de supports (obligations, on l’a vu, mais aussi actions via les « unités de comptes ») etc…
Je ferai un article spécifiquement sur les 2 ou 3 choses à savoir sur l’assurance-vie.

• A retenir : Obligation = part d’un prêt fait à un Etat ou une société. Accessible facilement via un contrat d’Assurance Vie en EUROS.

Classe d’actif #3 : l’immobilier

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C’est celui le plus connu des français et celui qui vient le plus naturellement à l’esprit quand on parle d’investir pour s’assurer un complément de retraite par exemple. Ce n’est pas forcement faux, mais pas automatiquement vrai.
Il existe de multiples formes d’investissement dans l’immobilier : acheter pour revendre (type « marchand de bien »), investir pour une location classique, une location meublée, investir sous des conditions particulières pour bénéficier d’avantages fiscaux (loi Scellier, Duflot, …), investir dans des bureaux, des parking, des centres commerciaux,…

Une méthode d’investissement moins connue mais qui offre pourtant de très grands avantages est d’investir dans des sociétés immobilières, soit non-cotées, comme les SCPI (Société Civiles de Placement dans l’Immobilier), soit cotées en Bourse (donc facilement achetables et vendables) les SIIC (Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées).

Au lieu de percevoir les loyers et d’avoir à payer les divers frais (gestion, entretien, remise en état, …), vous touchez les dividendes de sociétés qui s’occupent de tout : la SIIC met en location ses immeubles, les entretient, les valorise et, éventuellement, les vend pour en acheter d’autres.  A noter que ces sociétés ont un régime fiscal particulier qui leur impose de distribuer 95 % des bénéfices provenant des opérations de location des immeubles et 60 % des bénéfices provenant de la cession des immeubles.

Je ferai un post spécifiquement sur les SIIC que j’affectionne particulièrement.
Si vous êtes intéressés, je vous recommande le livre de référence en français suivant :

Investir dans l’immobilier depuis chez soi

• A retenir : Immobilier = multiples formes, (pas seulement du logement pour du locatif) et parts de sociétés immobilières.

Classe d’actif #4 : les actions.

actions

Oui, je sais, les actions ont dans une bonne partie de la population française la réputation (fausse) d’être extrêmement risquées et presque moralement indéfendables.
Investir en Bourse (on dit même « jouer en Bourse ») s’apparente à du Casino dans le meilleur (!) des cas, ou à la figure honnie du grand capitaliste de la World Company, le cigare aux lèvres qui touche de gras dividendes au détriment des salariés exploités.

Il s’agit pourtant d’un placement dont le risque s’apprivoise comme pour n’importe quelle autre classe d’actif, et dont le rendement historique est supérieur à tous les autres.

Les actions ne sont ni plus ni moins que des parts d’une société. Etre propriétaire d’une action est donc être le propriétaire d’une (petite) partie d’une société, et, contrairement aux détenteurs d’obligations (prêts que la société est, comme leur nom l’indique, « obligé » de rembourser aux conditions fixées à l’avance), le propriétaire de cette part va vivre la bonne ou mauvaise fortune de cette société, avec ses hauts et ses bas. Et percevoir chaque année, dès la première action, la part de bénéfice réalisé par l’entreprise via le versement des dividendes (si l’entreprise décide d’en verser).

(Pour aller plus loin, vous pouvez lire l’article sur le comparatif entre dividendes d’action et coupons d’obligation.)

« La Bourse » est tout simplement la place de marché où s’échange ces parts des sociétés. A noter qu’on peut être investi en action de sociétés non cotées (en Bourse) : vous êtes alors actionnaires de TPE ou PME à l’actionnariat souvent peu nombreux.
Pour les sociétés cotées, les plus grandes sont accessibles à tout moment, et vous pouvez acheter (ou vendre) des actions aux horaires d’ouverture de la Bourse.

Il existe plusieurs moyens d’investir en Bourse : acheter des SICAV, des FCP, des trackers, des actions en direct, que l’on peut placer dans des contrats d’assurance vie, sur un compte-titre, ou dans un PEA.
Ouvrir un compte-titre (compte spécial dans lequel on place les actions) est extrêmement simple et rapide. Je peux vous aider à ouvrir un compte-titre dans une société spécialisée en ligne (Boursorama par exemple, infiniment moins chère que si vous ouvrez votre compte-titre dans votre banque de réseau habituelle) et vous «parrainer » pour le faire si vous le souhaitez, en vous guidant pas à pas.

• A retenir : Action = part d’une société.

Classe d’actif #5 : les placements dits « exotiques »

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Il s’agit là pêle-mêle de tout ce qui ne rentre pas dans les classes précédentes : l’or, les timbres, les forêts, les vaches laitières (si, si ça existe !), l’art, le vin, etc…

Voilà, vous connaissez maintenant les 5 classes d’actifs!

L’objet de ce blog est plus particulièrement de présenter ma méthodologie en toute transparence pour l’investissement direct en actions, mais il faut bien avoir présent à l’esprit qu’un investissement équilibré demande d’avoir des fonds sur chacune des 4 classes d’actifs principales (on peut éviter les « exotiques »).
L’article sur la diversification vous en dira un peu plus.

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Commentaires (2)

  1. Anne

    Beau site, sobre , direct , efficace, très lisible et surtout jargon fi bien expliqué donc pour tout public. A suivre!

    Répondre
    1. Indépendant (Auteur de l'article)

      Merci Anne! Un bon encouragement à continuer…

      Répondre

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