Dividendes d’actions ou Coupons d’obligations?

Actions, Dividendes, Obligations, Coupons: les Définitions

 

Actions = parts de sociétés. Les dividendes représentent le “cash” que l’entreprise choisit (ou pas) de redonner à ses propriétaires-actionnaires. Le dividende n’est jamais assuré: il est voté chaque année. Le cours de l’action fluctue, vous n’êtes jamais sur(e) de ne pas perdre de capital si vous revendez, quelque soit la durée de détention.

Obligation = prêt (souvent “in fine”) que nous faisons à la société ou à l’Etat emprunteur. Ce prêt est assorti d’un intérêt, que nous percevons (la plupart du temps) régulièrement sur toute la durée du prêt : le “coupon”. A la fin du prêt, la société nous rembourse le capital.
Sans rentrer dans les méandres des différents types d’obligations, pour les plus simples, la durée du prêt est pré-définie, les montants des coupons sont fixes, et le capital sera rendu à l’issue du “prêt” (sauf faillite de la société), même si la valeur de l’obligation fluctue pendant la durée de son existence.

Alors pourquoi choisir le couple action/dividende avec les risques de perte en capital et de réduction ou suppression du dividende plutôt que les obligations et leur coupon associé, apparemment plus sûres?

Les désavantages du couple Coupon – Obligation

 

Pour ceux qui souhaite avoir un flux régulier (et croissant) de revenus, les obligations semblent être la solution idéale! Oui, MAIS :

1- les obligations de qualité (bon rating des agences de notations, non subordonnées, etc…) avec un rendement correct ne sont pas forcement faciles à trouver/accessibles pour un particulier. Beaucoup d’obligations demandent un investissement minimum important (>10.000 €).

2- A l’échéance de l’obligation, vous êtes certes remboursé de votre capital, mais vous devez alors rechercher de nouveau d’autres obligations pour ré-investir ce capital. Le flux de revenu est donc fini dans le temps. (*) Avec une action de rendement, tant que celle-ci se comporte correctement, vous pouvez la garder à vie, et avec un dividende croissant régulièrement ( voir les “Dividend Aristocrats”) être au minimum préservé des effets de l’inflation.

3- Vos dividendes peuvent certes diminuer (risque) mais ils peuvent aussi augmenter (opportunité)! Les coupons eux sont fixes. (*)

4- Mais le plus important, c’est la fiscalité! Là ou les dividendes bénéficient d’un abattement de 40% avant d’être soumis au barème de l’Impôt sur le Revenu, les coupons sont eux directement soumis à l’IR! C’est pour moi le point le plus négatif pour investir directement en obligations  en France.

C’est pourquoi je me contente de l’Assurance Vie ( et pour l’instant exclusivement en fonds en  €) pour ma poche obligataire.

Mais je serais ravi d’avoir le témoignage de spécialistes des obligations ( ce n’est pas mon cas) qui pourraient apporter une vue différente sur ce sujet!

(*) il existe des obligations “perpétuelles” , des obligations à coupon variable également. Et des convertibles (en actions), etc… Mais je reste là sur les “basiques” des obligations, accessible à tout investisseur individuel non spécialisé.
Pour aller plus loin sur les obligations: http://www.oblis.be/fr/school
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Commentaires (2)

  1. Fabrice

    L’Assurance vie pour une “poche fiscale” plus avantageuse… oui mais…
    Il ne faut pas oublier l’impact des frais !
    Souvent ces obligations sont intégrées dans un fond qui prélevé ses propres frais, de fait, le rendement n’est plus trop au RDV.
    Ensuite, la compagnie d’assurance ne reverse pas systématiquement 100% des bénéfices (réserves obligatoires).
    Surtout cette dernière n’est pas philanthrope et se sert à tous les étages : Frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage…
    Admettons que le contrat soit de type internet et donc “free tax” à l’entrée et sur les arbitrages… Reste les frais de gestion de 0,6% en moyenne…
    Ce qui correspondrait tout de même à un prélèvement de 10% sur un rendement annuel de 6%.
    Or 6% sur l’obligataire, cela fait bien longtemps que ce n’est plus réel !!!

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  2. Philippe (Auteur de l'article)

    Tout à fait d’accord..
    D’ailleurs le rendement des fonds euros sont anémiques en ce moment.
    C’est donc plus une poche de réserve “au cas où” qu’un vrai investissement de rendement.

    La fiscalité a changé depuis l’écriture de ceet article, donc à voir si l’investissement sur des obligation individuelles ne devient pas intéressant.

    Pour ma part, j’ai choisi de passer par des CEF pour ma poche obligataire de rendement.

    Répondre

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