Brexit or not Brexit?

Le 23 juin, les Britanniques répondront à la question suivante, comme dit la chanson : « Should I stay or should I go ? »

brexit

Etant sur le site de l’Investisseur Individuel et non de Mme Irma, vous n’aurez pas ici de pronostics ou de prévisions, mais nous pouvons ensemble regarder rapidement quelles seraient les conséquences d’un Brexit.

D’abord, si les Britanniques décident de rester, il n’y aura à mon sens pas trop de conséquences. Une incertitude sera levée (et les marchés détestent l’incertitude), on aura donc probablement un petit rebond, sur le marché UK comme sur les marchés de la zone Euro, mais disons comparé à la situation d’il y a quelques mois, peu de différence.

En cas de Brexit, nous rentrerons alors dans une crise. L’idéogramme chinois pour le mot Crise est composé des 2 idéogrammes pour Danger et Opportunité. Et c’est bien de cela qu’il s’agira pour nous.

crise

Tout d’abord, il y aura un impact sur les changes. Selon toute probabilité, la Livre Sterling devrait baisser. Conséquence: pour les détenteurs d’actions en £, la contrepartie en Euro de leur patrimoine va baisser, à cours restant égal par ailleurs.

Plus « grave » pour nous, le dividende étant versé en £, le montant en € de ce dividende va également baisser. C’est bien sûr le principal danger.

Mais la £ ayant baissé, les sociétés exportatrices devraient en tirer bénéfice! La guerre des changes ayant d’ailleurs pour but de renforcer la compétitivité des entreprises vis-à-vis du reste du monde. On peut donc penser que le cours de ces sociétés vont remonter, les marchés pouvant anticiper un meilleur CA et marge pour ces sociétés.

A l’inverse, les sociétés à l’activité locale, comme les foncières, ou les « utilities » comme SSE ou Centrica (dont je suis actionnaire) ou les financières faiblement internationalisées devraient elles souffrir.

Actionnaire de HSBC, je ne me fait pas particulièrement de soucis pour cette banque à contrario, étant très fortement présente à l’international (c’est même une de ses forces principales).

Le point clef, pour nous qui vivons en zone non-£, nous aurons potentiellement l’opportunité d’acheter à un prix devenu intéressant (par le taux de change) des sociétés de qualité, leader internationaux. Je pense particulièrement à GSK, à Diagéo, à British American Tobacco par exemple.

Alors que faire? Avant le 23 juin, si vous pensez qu’un Brexit est improbable, rien. Ou plutôt, profiter déjà des opportunités offertes par la baisse actuelle de la Livre

SI vous êtes convaincu qu’un Brexit a des chances de passer, peut être envisager la revente des actions de sociétés dépendantes du marché intérieur UK. (J’avoue que je réfléchis pour ma ligne Centrica). Et préparer votre « Watchlist » de sociétés cibles en cas de Brexit!

Après le 23 juin, si Brexit il y a, surveiller les opportunités potentielles en cas de décrochage de la Livre pour acquérir des sociétés leader à l’activité internationale.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Rendez-vous vendredi prochain pour le résultat des courses !

Remarque : un Brexit aurait aussi bien sûr un impact sur l’Europe, pas que sur la Grande Bretagne : l’Euro serait également « secoué » et pourrait baisser face au Dollar. Avec des risques et opportunités de même type que ceux vu ci-dessus pour les sociétés britanniques. Par ailleurs, il ne s’agit pas de « spéculer », mais simplement d’être à l’écoute d’opportunités RP-PR dû à un marché plus volatile.

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Commentaires (2)

  1. Bertrand

    La mauvaise nouvelle de ce Brexit, c’est quand même que les actions anglaises ne seront plus éligibles au PEA !! Dommage car ce sont de belles actions à dividendes.

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  2. Philippe (Auteur de l'article)

    Attendons de voir pour les actions anglaises dans un PEA. D’une part, on ne sait pas quel sera le futur statut de la Grande Bretagne. Les actions logeables dans un PEA sont :

    « Les émetteurs des titres mentionnés au 1° doivent avoir leur siège en France ou dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou dans un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, et être soumis à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ou à un impôt équivalent. » (Code monétaire et financier).

    Par ailleurs, si aucun accord n’était trouvé avec la GB, l’administration fiscale procéderait peut être de la même manière qu’avec les foncières: celles qui étaient dans un PEA y restent, les nouveaux achats ne pouvant se faire que sur un Compte Titre.

    Et au pire, vous pourrez surement y loger des trackers basés sur les actions UK.

    Wait and see …

    Répondre

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